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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 17:09

LES DÉLIRES Tous les épisodes

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Je voulais en avoir le coeur net. Ainsi décidai-je, sans l'ombre d'une hésitation, consciente du danger et cependant prête à y faire face, de retourner à mon poste d'observation. Là, figée, retenant mon vent, n'osant même pas ciller, j'attendis le temps qu'il fallut pour voir s'ébranler devant moi la colonne de miséreux, bancals et tortus, une pouillerie dont nul n'eût pu se faire une idée avant que de l'avoir vue. La gale, la rogne, la teigne, la fièvre, la peste, quoi encore, les avait défigurés, décharnés, estropiés. Qui ou quoi les avait ainsi mésaventurés ?

Je me sentis immergée dans un ailleurs qui me semblait ne pas exister. Était-ce un ailleurs compréhensible ? Je craignis d'en douter. Si nombreux étaient les moments qui m'avaient plongée naguère dans la plus grande stupéfaction que je me convainquis, tout étant possible en ce monde, que je n'aurais qu'à progresser dans le mystère, fût-ce pas à pas  mystère qui eût fait sombrer quiconque dans le plus grand désarroi  afin d'y découvrir quelque chose de la vérité, pour le moins, une cohérence vraisemblable à quoi me rattacher, un fil d'Ariane peut-être, qui m'aurait emmenée jusqu'au coeur de ce que je pressentais qui se dévoilerait un jour ou l'autre. Bien que ma curiosité, dont vous me savez coutumière, fût près de me tenailler douloureusement, je forçais ma patience. Mes yeux se dessilleraient le moment venu ; j'en avais la certitude.

Quels que fussent les obstacles que j'avais à franchir, je ne reculerais pas. Avais-je peur ? Je n'aurais su le dire : mon esprit était trop occupé, chambardé qu'il était par les ressorts de la logique  induction, déduction, extrapolation, supputation, hypothèses, prévisions, et j'en passe  dans un univers où se mouvait mon imagination. On aurait pu la croire délirante ; elle ne l'était point.

 

NOTES

Titre : Délires tapis dans "des fourrés impénétrables de buis, de myrtes, de lentisques et de genévriers"

Sur l'autre pente, poussent des fourrés impénétrables de buis, de myrtes, de lentisques et de genévriers (Bosco, Mas Théotime,1945)

tapis, singulier tapi, participe passé du verbe se tapir, se cacher.


Ainsi décidai-je,

passé simple, le temps du récit.

L'inversion du sujet après ainsi, aussi, aussi bien, à peine, peut-être, sans doute, encore, du moins, pour le moins, tout au plus, encore moins, toujours est-il, encore, à plus forte raison.

 

Là, figée, retenant mon vent, n'osant même pas ciller,

retenir son vent, son souffle, son haleine.

ciller, faire des battements de cils, même involontaires.

Je ne bronche ni ne cille. (Colette, Claudine à l'école)

 

la colonne de miséreux, bancals et tortus

tortu, qui n'est pas droit, qui est de travers.

Elle n'est ni tortue ni bossue, se dit pour vanter la taille d'une femme. Littré

 

une pouillerie dont nul n'eût pu se faire une idée avant que de l'avoir vue

une pouillerie, extrême pauvreté d'un lieu ou de personnes

Étymologie : pou, anciennement pouil

n'eût pu, conditionnel passé 2e forme : n'aurait pu (1re forme)

avant que de l'avoir vue, avant de l'avoir vue

Locutions suivies d'un infinitif : devant que de, avant que de (littéraire)

> Avant que

Tournez donc sept fois fois votre langue dans la bouche avant que de parler !

l'avoir vue

le participe passé vue, employé avec l'auxiliaire avoir, s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant : l' représente pouillerie

 

La gale, la rogne, la teigne, la fièvre, la peste, quoi encore

La rogne : gale invétérée, Littré.

Le médecin malgré lui [Molière]

Mon remède guérit, par sa rare excellence

Plus de maux qu'on en peut nombrer dans tout un an ;

La gale,

La rogne,

La teigne,

La fièvre,

La peste,

La goutte,

Vérole,

Descente,

Rougeole,

O grande puissance

De l'orviétan !

quoi encore non suivi d'un point d'interrogation

> Cas où l'on peut omettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

 

Qui ou quoi les avait ainsi mésaventurés ?

mis en péril

Mésaventurer, verbe transitif, rare. Mettre dans une mésaventure; mettre en péril, hasarder. Littré

 

Je me sentis immergée dans un ailleurs qui me semblait ne pas exister

immerger, plonger dans l'eau, dans un liquide ou dans autre chose

émerger sortir de l'eau, etc.

un ailleurs, un lieu situé ailleurs, un autre lieu que celui auquel Oli se trouve en réalité - emploi substantivé de l'adverbe ailleurs

qui me semblait ne pas exister

OU qui ne me semblait pas exister

> On peut choisir la place de la négation dans la phrase, dans certains cas


Si nombreux étaient les moments qui m'avaient plongée naguère dans la plus grande stupéfaction que je me convainquis...

Le participe passé plongée conjugué avec avoir s'accorde avec le pronom m', COD placé avant lui.

La proposition subordonnée corrélative que je me convainquis [que je n'aurais qu'à progresser dans le mystère] est complément de conséquence > Remarque n°3

je craignis, verbe craindre - je me convainquis, verbe convaincre

> Les verbes difficiles conjugués à l'indicatif présent, au passé simple, au subjonctif présent et au subjonctif imparfait

naguère : il y a peu de temps

jadis : autrefois

 

je n'aurais qu'à progresser dans le mystère, fût-ce pas à pas, ne fût-ce que pas à pas, 

ne fût-ce que, ne serait-ce que, quand ce ne serait que. Locution à valeur restrictive et conditionnelle, toujours au singulier, ici dans une incise.

même si c'était pas à pas, quand bien même ce serait pas à pas.

> Eussé-je, eussè-je, j'eusse, fussé-je, fussè-je, je fusse, dussé-je, dussè-je, eût-il, fût-il, dût-il, fût-ce, fussent-ils, parlé-je...

 

 mystère qui eût fait sombrer quiconque dans le plus grand désarroi 

le tiret, signe typographique, joue le rôle de la parenthèse dans un contexte littéraire.

> Règles typographiques à respecter pour que votre texte soit agréable à lire

mystère qui eût fait sombrer, aurait fait sombrer, conditionnel passé

 

La métaphore filée, suite de métaphores sur un même thème, ici le thème de l'eau, de la mer :

je me sentis immergée, m'avait plongée, aurait fait sombrer

 

un fil d'Ariane qui m'aurait emmenée

Mythologie - Ariane, amoureuse de Thésée lui donne un fil qui lui permettra de se diriger dans le labyrinthe de Dédale après avoir tué le terrible Minotaure qui y était retenu prisonnier. Mais son amour sera trahi. Thésée préfèrera sa soeur Phèdre, "la fille de Minos et de Pasiphae" [Racine]. Cette dernière le trahira à son tour en tombant éperdument amoureuse de son beau-fils Hippolyte, qui la dédaignera.

Le fil d'Ariane, expression qui signifie un guide, un moyen pour parvenir à se sortir d'une situation difficile.

 

Bien que ma curiosité [...] fût près de me tenailler douloureusement,

proposition subordonnée concessive introduite par la locution conjonctive bien que.

> Bien que est suivi du subjonctif - fût, subjonctif imparfait du verbe être.

 

Quels que fussent les obstacles que j'avais à franchir

proposition subordonnée concessive

quel... que (suivi du subjonctif) à ne pas confondre avec quelque

> Quel que

> Quelque... que

 

Je n'aurais su le dire : mon esprit était trop occupé, chambardé qu'il était par les ressorts de la logique

les deux points : la phrase qui suit n'a pas de majuscule, elle comporte une idée de cause, une explication à ce qui précède.

chambardé, familier, mis en désordre.

chambardé qu'il était , chambardé, attribut de il (en position inversée)

 

<< 173 Délires autour d'une curiosité qui n'en finit pas

>> 175 Délires abyssaux « Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau! »

 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 18:08

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Sommaire de l'article

1-Un acte barbare -Titres des articles de presse comportant

les mots barbare & barbarie

2-BARBARIE & BARBARE

Définitions au fil des dictionnaires

dans Wikipédia, l'Académie, Le Littré,

le Dictionnaire de William Duckett, le Furetière.

 

Depuis l'assassinat ignoble de Hervé Gourdel, et après le même supplice infligé quelques jours plus tôt aux Américains James Foley et Steven Sotloff, hante nos journaux, comme une litanie oppressante, le mot BARBARIE.

Il n'est que de voir les titres des 24, 25 et 26 juillet 2014 pour se rendre compte que le monde est bouleversé.

 

Médias, montrez la réalité de la barbarie

Le Huffington Post

 

Les musulmans de France disent "halte à la barbarie"
Europe1

 

Décapitation d'Hervé Gourdel : comment parler de la barbarie aux enfants

Marie Claire

 

Hommage à Bordeaux : « Nous ne céderons pas à la barbarie »

Bordeaux7

 

«Nous, musulmans de France, disons halte à la barbarie»

Bien Public

 

"Barbares", "criminels", "assassins" : les réactions à l'exécution d'Hervé Gourdel affluent

Les Echos

 

Bloc-notes : la barbarie oblige l'islam à l'autocritique

 

Assassinat d'Hervé Gourdel. La barbarie en direct

Ouest-France

 

Vaincre la barbarie
L'Alsace.fr

 

Les musulmans horrifiés par la barbarie

Le Figaro

 

Ivan Rioufol : Quand la barbarie oblige l'islam à l'autocritique

Le Figaro

 

Tous contre la barbarie et le piège du silence

Clicanoo

 

Non à la barbarie !

Europe1

 

Assassinat d'Hervé Gourdel: "barbare", "odieux", "abject"

l'Humanité

 

LE BILLET Contre la barbarie, l'union nationale

Le Dauphiné Libéré

 

Les musulmans de France condamnent la barbarie du terrorisme

RFI

 

Fraternité contre barbarie

Mediapart

 

"Crime", "barbarie", "horreur" : les mots de la presse

Europe1

 

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

D'où viennent les mots BARBARIE et BARBARE ?

Parcourons quelques dictionnaires.

À l'origine, les Barbares n'étaient pas forcément des barbares.

 

Wikipédia

À l’origine, le terme barbare — emprunté en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρϐαρος bárbaros (« étranger ») — était un mot utilisé par les anciens Grecs pour désigner d’autres peuples n’appartenant pas à leur civilisation, dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Bárbaros n’a à l’origine, aucune nuance péjorative, il signifie simplement « non grec » ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue, quelqu’un qui s’exprime par onomatopées : « bar-bar ».

Le mot Berbère vient de Barbare

Les Berbères constituent des peuples de l'Égypte au Maroc. Ils se caractérisent par des relations linguistiques, culturelles et ethniques.


Académie 8e édition 1832-1835

Barbarie - Cruauté, inhumanité. Il voulut adoucir, dompter la barbarie de ces peuples. Ils exercèrent leur barbarie sur les vaincus. Il se dit également d'un Acte barbare. Commettre une barbarie. Tant de barbaries l'avaient rendu la terreur de ses sujets. Il signifie aussi Manque de civilisation, ignorance des arts, des lettres et des sciences chez un peuple. L'état de barbarie. Les siècles de barbarie. La barbarie était grande en ce temps-là. Les ténèbres de la barbarie. Un peuple qui sort à peine de la barbarie. Vivre dans un temps de barbarie. Être plongé dans la barbarie. Barbarie de langage, de style, se dit des Façons de parler grossières et impropres.

 

Littré 1873-1877

On peut lire à l'entrée BARBARE :

(bar-ba-r') adj.

  • 1 Étranger, par rapport aux Grecs et aux Romains.

    Substantivement. Les barbares de la Germanie. Il se réfugia dans le pays des barbares. Songez qu'une barbare en son sein l'a formé [Hippolyte], [Racine, Phèd. III, 1]

    Par extension, non civilisé, mal civilisé. Fléaux du nouveau monde, injustes, vains, avares, Nous seuls de ces climats nous sommes les barbares, [Voltaire, Alz. I, 1] Quelque respect que j'aie pour ce barbare de grand homme [Pierre 1er], [Voltaire, Lett. d'Argental, 15 juin 1759]

    Familièrement. C'est un barbare, pour désigner un homme sans goût et incapable d'apprécier les beautés de l'art.

  • 2 Sauvage, grossier. Peuples sauvages et barbares. Siècle barbare. Des oreilles barbares. Tertullien est le Bossuet africain et barbare, [Chateaubriand, Génie, I, 1] D'un seul nom quelquefois le son dur et bizarre Rend un poëme entier ou burlesque ou barbare, [Boileau, Art poét. III]

    Barbare s'est dit du genre gothique, de l'art du moyen âge.

  • 3 Contraire aux règles de la langue. Parler d'une manière barbare.

  • 4 Qui est sans humanité, cruel. Un homme barbare. Au combat qui pour toi se prépare, C'est peu d'être constant, il faut être barbare, [Racine, Bérén. IV, 4] Barbare destinée, [Racine, Esth. I, 3]

    Substantivement, homme cruel, inhumain. C'est un barbare qui se plaît à faire souffrir les animaux. Je veux qu'avec tout l'art et toutes les caresses Qui pourraient d'un barbare arracher des tendresses.... [Rotrou, Bélis. IV, 1]

     

On lira avec intérêt l'article de William Duckett à l'entrée BARBARIE, à replacer dans son époque. 1re édition parue entre 1832 et 1851.

page 258 :

Dictionnaire de la conversation et de la lecture - B 2e lettre- Bat - Volume 4

Extrait : Ce terme était connu des anciens Grecs et Romains qui flétrissaient même de ce nom quiconque était étranger, comme s'ils eussent été les seuls peuples civilisés de la terre. - Cependant les Romains étaient encore des barbares par rapport aux Grecs. [...]

Les Gaulois devenus Romains par la Conquête traitaient de Barbares et les moeurs et la langue des Germains. En général, ce terme, dérivé, selon les uns, du Chaldéen bara, n'exprimait que l'extranéité ; selon d'autres, il vient de l'arabe bar, signifiant désert, et désignait un homme sauvage, ou vivant au désert. Telle paraît être encore l'étymologie du nom des Bérébères, voisins des solitudes du Barabra, qui fréquentent dans leurs incursion les côtes de la Barbarie*, comme les anciens Garamanters, les Numides et les Gétules. Leur langage rauque et glapissant, leurs moeurs féroces, ont conservé au terme de barbare une acception de haine et même d'horreur. Les irruptions des Barbares du Nord dans le midi de l'Europe, celles des Tartares et des Kalmouks ou Mandoux en Asie,et toutes les atrocités qui accompagnèrent leur envahissement, ne furent pas propres à détruire le sentiment d'effroi ou de haine contre la barbarie, chez des nations plus douces et plus policées.

*la Barbarie : vaste contrée d'Afrique qui s'étend le long de la Méditerranée, puis l'Egypte jusqu'à locéan Atlantique et qui renferme les royaume de Tripoli, Tunis, Alger, Fez et Maroc. Ce pays était connu des Aniens sous le nom de Mauritanie, de Numidie et d'Afrique proprement dite. [...]

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture - William Duckett -

Tous les volumes (lien Books-Google)

Le Furetière 1690

Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois, tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts (1690, posthume, avec une préface de Pierre Bayle) Consulter en ligne sur Gallica.

BARBARIE - Cruauté, action faite contre la raison, l'humanité. Les Tyrans ont persécuté les Chrétiens avec une grande barbarie. [...]

Barbarie signifie aussi ignorance, grossiéreté. La Grèce est maintenant un lieu de barbarie, où régnait autrefois la science et la politesse. La France a été longtemps un pays de barbarie. Et en ce sens il se dit tant des moeurs du langage.

 

Dérivés de barbare : barbarie, barbaresque, barbarisme, barbarement, rhubarbe (Dictionnaire étymologique de Clédat page 50)

Ouvrages de référence qui me sont très utiles

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

 

Titre : La barbarie aux visages inhumains*

Allusion au livre de Bernard-Henri Levy La Barbarie à visage humain, 1977.

 

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Ajouts

La barbarie est bien loin de s'essouffler.

7 et 9 janvier 2015 Attentats contre #CharlieHebdo et à l'Hyper Cacher

13 novembre 2015 Attentats à #Paris

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 16:56

 FLORILÈGE

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Un florilège de textes sélectionnés par mamiehiou

                                                                                                      

   -39-

 

Pensées

 

Blaise Pascal (1623 - 1662)

 

Mathématicien, physicien, inventeur,

philosophe, moraliste

et théologien

[Extraits]

Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste ; on jette enfin de la terre sur la tête & en voilà pour jamais.

[Pensées]

**********************


Quand je considère la petite durée de ma vie absorbée dans l’éternité précédente et suivante memoria hospitis unius diei praetereuntis* le petit espace que je remplis et même que je vois abîmé dans l’infinie immensité des espaces que j’ignore et qui m’ignorent, je m’effraye et m’étonne de me voir ici plutôt que là, car il n’y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors. Qui m’y a mis ? Par l’ordre et la conduite de qui ce lieu et ce temps a-t-il été destiné à moi ? [Pensées]

*memoria hospitis unius diei praetereuntis

(Sagesse de Salomon, V, 14)

Traductions lues sur la toile : Le souvenir de l'hôte d'un jour

OU : La mémoire d'un hôte logé pour un jour, qui passe outre

Sagesse V 14- Oui, l'espoir de l'impie est comme la bale** emportée par le vent, comme l'écume légère chassée par la tempête ; il se dissipe comme fumée au vent, il passe comme le souvenir de l'hôte d'un jour.

**La balle ou bale ou bâle (moins usité)

Littré : Terme d'agriculture. Petite paille ou capsule qui sert d'enveloppe au grain dans l'épi. Balles d'avoine, réunion de toutes les petites enveloppes florales qui restent après le battage de l'avoine.

 

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Retrouvez Blaise Pascal dans quelques articles de mon blog :

BLAISE PASCAL - Pensées - Les deux infinis

dans Florilège la Pensée des Autres,

 

11 Délires pascaliens - "L'homme n'est qu'un roseau..."

dans le conte surréaliste Les Délires,

 

57 Délires sur un crime abominable + QUIZ 12 Complétez les citations (2ème série)

dans le Quiz 12 qui donne, entre autres citations dont vous devez trouver les auteurs, quelques-unes de Pascal.

 

Note de Mamiehiou : C'est en lisant l'étude et l'analyse de Fortunat Strowski sur les Pensées de Pascal (1930) qu'il m'est venu l'envie de vous donner à découvrir ou à redécouvrir ces deux courts extraits.

Les œuvres de M. Strowski de l'Académie Française ne sont pas encore dans le domaine public.

Les Pensées de Pascal ne sont pas un livre.[...]

Ces fragments sont en réalité les points d'affleurement de la Pensée de Pascal, pendant les six dernières années de son existence. Ce sont les notes où se fixait, par place, selon les heures et les circonstances, la vie de sa Pensée.

F. Strowski

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Pensées de B. Pascal: précédées de la vie de Pascal

Par Blaise Pascal, Madame Gilberte Perier, sa soeur

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On lira avec intérêt une étude du style de Pascal :

http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_style_pascalien.htm

 

FLORILÈGE

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Read it in English :

When I consider the brief span of my life absorbed into the eternity which precedes and will succeed it — memoria hospitis unius diei praetereuntis (remembrance of a guest who tarried but a day) — the small space I occupy and which I see swallowed up in the infinite immensity of spaces of which I know nothing and which know nothing of me, I take fright and am amazed to see myself here rather than there: there is no reason for me to be here rather than there, now rather than then. Who put me here ? By whose command and act were this place and time allotted to me ?”


 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:33

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Journées du patrimoine

TV - Le samedi 20 septembre 2014

Entendu au journal de 13h sur la 2 lors de la visite guidée de la Prison de la Santé : En prison, y a pas de dorures, y a pas de rideaux, y a pas de luxure.

Luxe, luxure ou luxation, voir :

Paronymes – Paronomase + QUIZ N°27 - agonir et agoniser, anoblir et ennoblir, bâiller, bailler et bayer, conjecture et conjoncture, ablation et ablution, recouvrer et recouvrir...

et

LUXURE, subst. fém. > http://www.cnrtl.fr/definition/luxure

 

Voyez le reportage :

> Journées du patrimoine : entre les murs de la prison de la Santé...

 

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Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:34

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On lit souvent cette faute qui consiste à ne pas répéter le déterminant (par exemple l'article) ou la préposition devant des termes coordonnés, alors qu'ils sont nécessaires.

On peut omettre ces répétitions dans certains cas seulement.

 

Exemples 

(en rouge, les phrases avec des fautes)

Merci à Nicole et Rolland

On doit écrire : Merci à Nicole et à Rolland.

 

Nous admirions les arbres qui ployaient sous les fleurs et feuilles du printemps précoce.

Nous admirions les arbres qui ployaient sous les fleurs et les feuilles du printemps précoce.

les fleurs et les feuilles désignent un groupe unique, inutile de répéter SOUS.

 

Nous avions rendu visite à sa mère et grand-mère.

Nous avions rendu visite à sa mère et à sa grand-mère.

mère et grand-mère ne sont pas la même personne, on répète le déterminant : ici c'est l'adjectif possessif SA.
 

Expressions figées ou autres cas particuliers,

où l'on ne répète pas le déterminant

les allées et venues, les us et coutumes, un aller et retour, les Ponts et Chaussées, les arts et métiers...

Donnez-moi vos nom, adresse et numéro de téléphone (on remarque le pluriel VOS devant l'énumération)

 

Pas de répétition du déterminant quand les noms coordonnés

par ET représentent la même chose1

ou quand le deuxième nom est apposé au premier2, ou attribut3.

J'ai perdu de vue certaines camarades et amies, peut-être parce que je n'ai pas su leur témoigner ma fidélité, ni elles non plus. (Camarades et amies1, ce sont les mêmes personnes)

Monsieur Hagège, professeur2 au Collège de France, est un éminent linguiste qui force mon admiration. (l'apposition précise la qualité de M. Hagège.)

On peut écrire avec un sens différent : Monsieur Hagège, un professeur au Collège de France... (un parmi les autres)

Monsieur Hagège, le professeur spécialiste des langues au Collège de France... (ici la phrase laisserait supposer qu'il est le seul professeur spécialiste des langues au Collège de France)

Légitimité est perfection3, bonté absolue3, nécessité3 ; légalité est convenance3, bonté relative3, utilité3. Louis de Bonald, 1802 : Législation primitive

On a ici une suite de noms attributs juxtaposés (séparés par des virgules), même règle qu'avec des noms coordonnés.

 

Pas de répétition du déterminant

quand le deuxième nom coordonné par OU explique le premier.

Les Parlementaires ou représentants du peuple devraient être irréprochables en matière de légalité.

 

Répétition ou non des déterminants

devant les adjectifs coordonnés par ET ou OU

Doit-on répéter ou non le déterminant devant plusieurs adjectifs coordonnés ?

Deux cas :

Les jeunes et les vieux singes sont bien différents en ceci que les premiers, selon l'adage*, n'ont pas encore bien appris à faire la grimace.

*Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace.

Proverbe : Celui qui a de l'expérience n'a pas à recevoir de leçon.

Les jeunes singes et les vieux singes sont deux réalités différentes.

Je rêve d'un doux et tendre ami. Quand le rencontrerai-je ?

Le doux ami et le tendre ami dont il est question est une seule et même personne.

Voir page 211 de la Nouvelle grammaire française: Grammaire

 

Pour en savoir plus voir l'article :

À, DE et EN : celles qu'il faut répéter | La langue française et ses caprices...

https://rouleaum.wordpress.com/2011/.../a-de-et-en-celles-quil-faut-repet...

26 mars 2011 - La règle veut que les prépositions à, de, en se répètent devant chaque complément. ... Littré est muet sur la répétition de la préposition en.

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:06

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Franchement, ce n'est pas très beau, un texte dont l'auteur a fait fi des règles typographiques.

Vous pensez que j'exagère ? Mais pas du tout pour qui a l'habitude de lire des textes imprimés.

C'est un peu comme s'il y avait des fautes d'orthographe.

C'est comme si on lisait un poème avec des vers boiteux.

C'est pourtant si simple d'appliquer ces règles correctement : il faut les apprendre une fois pour toutes, et l'habitude fera le reste.

 

On appelle en typographie l'espace que l'on met entre deux signes une espace ; plus généralement, et en informatique on dit un espace.

 

On ne met pas d'espace avant et on met une espace après

le point

.

la virgule

,

la parenthèse fermante

)

le crochet fermant

]

 

On met une espace avant et pas d'espace après

La parenthèse ouvrante

(

Le crochet ouvrant

[

 

On met une espace avant et une après

Les deux points

:

Le point virgule

;

Le point d'exclamation

!

Le point d'interrogation

?

 

Les guillemets

Les guillemets français ouvrants sont suivis d'une espace, pas les guillements anglais.

Les guillemets français fermants sont précédés d'une espace, pas les guillements anglais.

Je ne cesse de vous dire : « Faites un effort, tout de même. »

Vous me répondez effrontément : ''Sûrement pas.''

On ne mélange pas ces guillemets dans un même texte.

Le tiret

Le tiret d'incise est une sorte de parenthèse considérée comme littéraire.

On met une espace avant lui et une espace après.

Le tiret d'incise n'est pas fermé en fin de phrase.

Je vous ai demandé d'être plus vigilant — plus de mille fois, il va sans dire — et vous ne faites aucun cas de mes remarques.

Je n'ai jamais exigé de vous des choses impossibles — que je sache.

 

Le tiret s'emploie devant les répliques du dialogue.

Il est suivi d'une espace.

La première réplique peut être précédée de guillemets (sans tiret), la dernière suivie de guillemets pour clôturer le dialogue.

Mais les guillemets sont de plus en plus souvent supprimés dans le dialogue au profit des tirets.

« Que voulez-vous donc savoir ?

Je veux tout savoir.

Jeune présomptueux ! On ne peut tout savoir !

Je m'appliquerai à apprendre.

Je ne saurai que vous encourager. »

 

Attention !

Etc. est suivi d'un seul point.

L'apostrophe – Il n'y a d'espace ni avant ni après l'apostrophe.

Trois points - Quand on veut mettre trois points on en met trois ; pas quatre ou cinq.

Le point exclamation n'admet pas d'être doublé ni triplé. Un seul point d'exclamation suffit en fin de phrase ! Il en est de même pour le point d'interrogation.

 

Fiche : Règles typographiques de base Cet article, à lire absolument, reprend en partie et complète mon article.

Articles connexes sur ce blog

Des espaces en typographie - avant/après : la virgule, le point, le point-virgule, les points d'exclamation et d'interrogation, les deux points, les guillemets, etc.

J'aime bien le point-virgule

Cas où l'on peut omettre le point d'interrogation dans une phrase interrogative

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 09:54

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J'ai noté en exergue sur ma page Tweeter :

Bonjour aux amoureux de la langue française ! Si vous voulez ne manquer aucun de mes tweets, cliquez sur Tweets et Réponses.

J'aurais pu écrire :

Bonjour aux amoureux de la langue française ! Si vous ne voulez pas manquer un seul de mes tweets, cliquez sur Tweets et Réponses.

 

Après certains verbes comme croire, devoir, falloir, paraître, penser, sembler, vouloir, suivis d'un infinitif, la négation peut porter sur le verbe ou sur l'infinitif.

 

On ne peut pas déplacer la négation avec d'autres verbes, au risque de changer complètement le sens de la phrase.

Je ne m'autoriserais pas à porter un jugement sur qui que ce soit, et cela en aucun cas.

Je m'autoriserais à ne pas porter de jugement sur qui que ce soit, et cela en aucun cas.. (absurde)

 

Exercice 

Écrivez autrement :

1 Je crois ne pas vouloir lire ce texte incompréhensible.

2 Il me semble bien que vous devriez ne pas vous réjouir de cette situation avilissante.

3 Il faut ne pas écrire des paroles de vengeance ; cela nuit à votre image.

4 Quand on la vit pour la première fois, elle paraissait ne pas être aussi dangereuse.

5 Elle pensait ne pas avoir à conter un jour de telles vicissitudes.

6 Ils semblaient ne pas devoir se séparer en de telles circonstances.

7 Je veux, croyez-le bien, ne pas apporter de l'eau au moulin du qu'en dira-t-on.

Et aussi :

8 Les amoureux de la presse people ne veulent pas perdre un seul mot de cette histoire.

9 Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit je vous l'assure.

10 La presse ne semble pas bouder ces révélations, et pour cause.

11 Je viens de lire que certains libraires ne pensent pas proposer un tel livre à leurs clients.

12 Ce ne sont là que phrases illustrant une règle grammaticale ; vous ne devez pas les rapporter à un événement réel quel qu'il soit.

 

Solution

1 Je crois ne pas vouloir lire ce texte incompréhensible.

Je ne crois pas vouloir lire ce texte incompréhensible.

2 Il me semble bien que vous devriez ne pas vous réjouir de cette situation avilissante.

Il me semble bien que vous ne devriez pas vous réjouir de cette situation avilissante.

3 Il faut ne pas écrire des paroles de vengeance ; cela nuit à votre image.

Il ne faut pas écrire des paroles de vengeance ; cela nuit à votre image.

4 Quand on la vit pour la première fois, elle paraissait ne pas être aussi dangereuse.

Quand on la vit pour la première fois, elle ne paraissait pas être aussi dangereuse.

5 Elle pensait ne pas avoir à conter un jour de telles vicissitudes.

Elle ne pensait pas avoir à conter un jour de telles vicissitudes.

6 Ils semblaient ne pas devoir se séparer en de telles circonstances.

Ils ne semblaient pas devoir se séparer en de telles circonstances.

7 Je veux, croyez-le bien, ne pas apporter de l'eau au moulin du qu'en dira-t-on.

Je ne veux pas, croyez-le bien, apporter de l'eau au moulin du qu'en dira-t-on.

Et aussi :

8 Les amoureux de la presse people ne veulent pas perdre un seul mot de cette histoire.

Les amoureux de la presse people veulent ne pas perdre un seul mot de cette histoire.

9 Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit je vous l'assure.

Il faut ne pas croire tout ce qu'on dit je vous l'assure.

10 La presse ne semble pas bouder ces révélations, et pour cause.

La presse semble ne pas bouder ces révélations, et pour cause.

11 Je viens de lire que certains libraires ne pensent pas proposer un tel livre à leurs clients.

Je viens de lire que certains libraires pensent ne pas proposer un tel livre à leurs clients.

12 Ce ne sont là que phrases illustrant une règle grammaticale ; vous ne devez pas les rapporter à un événement réel quel qu'il soit.

Ce ne sont là que phrases illustrant une règle grammaticale ; vous devez ne pas les rapporter à un événement réel quel qu'il soit.

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 17:25

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Journal officiel > Rectifications de l'orthographe - Académie française

 

Sur ce blog :

> Réforme de l'orthographe - l'orthographe recommandée aux enseignants - Les règles - Lexique

et pour savoir si vous avez bien tout retenu :

> Orthographe traditionnelle et nouvelle orthographe QUIZ

 

Tous les dictionnaires ne sont pas à jour, ce qui peut entraîner une certaine confusion. Quelques exemples :

Sur le site du CNRTL,

> Lexicographie - Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

on lit :

dans le Trésor de la Langue Française (CNRS) : événement

dans l'Académie 8e édition (1935) événement

dans l'Académie 9e édition (en train de s'écrire) évènement

dans le Trésor de la Langue Française : edelweiss & édelweiss

dans l'Académie 8e édition edelweiss

dans l'Académie 9e édition edelweiss

dans le Trésor de la Langue Française exigu, exiguë

sur le site RENOUVO, on lit : 

Le tréma est déplacé sur la lettre u qui correspond à un son dans les suites -güe- et -güi- (ex. : aigüe, ambigüe, ambigüité).

N.B. Afin de corriger des prononciations jugées défectueuses, le tréma est ajouté dans quelques mots (ex. : argüer, gageüre, rongeüre).

 

www.orthographe-recommandee.info/enseignement/

Le Bulletin officiel du ministère de l'Éducation nationale hors série no 3, du 19 juin 2008, précise que « l'orthographe révisée est la référence ».

Le Bulletin officiel du ministère de l'Éducation nationale spécial no 6, du 28 aout 2008, précise que « pour l'enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications orthographiques proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l'Académie française ».

Le Bulletin officiel du ministère de l'Éducation nationale no 18, du 3 mai 2012, rappelle que « les rectifications [...] restent une référence mais ne
sauraient être imposées. [...] Dans l'enseignement aucune des deux graphies (ancienne ou nouvelle) ne peut être tenue pour fautive. »

 

EN CONCLUSION

Les professeurs enseignent la nouvelle orthographe à leurs élèves.

Sont admises les deux graphies (de l'orthographe traditionnelle et de la nouvelle orthographe)

 

> Réforme de l'orthographe - l'orthographe recommandée aux enseignants - Les règles - Lexique

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:20

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> Prononciation problématique de quelques mots

gageure, almanach, handball, imbroglio, mas, tomber dans le lacs, blinis, Auxerre, Bruxelles, Cassis, Roanne. geôle, carrousel, lamaserie, quadragénaire, quadrilatère, coreligionnaire, Leicester, le Forez, Saint-Priest, lez, de Broglie, Peter, Sean, Sinead ...

 

> Mots difficiles à prononcer - Risques de fautes de prononciation et d'orthographe - antienne, patio, argutie, cation, kantien, hématie, facétie, argutie, varech, pers, ischion, handicap ...

 

> Quelques mots qu'on ne prononce pas toujours comme il faut.

 

> Cas où le S ne se prononce pas [z] entre deux voyelles

 

> Le S précédé de C (-CS) ne se lie pas avec le mot qui suit.

 

> Le A se prononce [o] dans hall, football... mais [a] dans handball, balltrap...

 

> La liaison - L'élision - L'enchaînement - La disjonction

Mots commençant par un H aspiré, un H muet, un Y ou un U.

 

> GN ou IGN – OIGNON ou OGNON

 

Et aussi

 

> Paronymes – Paronomase + QUIZ N°27 - agonir et agoniser, anoblir et ennoblir, bâiller, bailler et bayer, conjecture et conjoncture, ablation et ablution, recouvrer et recouvrir...

 

> Versification. Comment compter les pieds* (syllabes) d'un vers ?

 

Récapitulation des articles : "Ne pas confondre... "

 

> Écrire et ne pas écrire - Les fautes d'orthographe les plus usuelles

 

> Féminin ou masculin ? Le genre des noms dont on n'est pas sûr + Quiz 4

 

> Les mauvaises manières de parler le français - Barbarismes et solécismes

 

> Les barbarismes et les solécismes vous irritent-ils ou vous amusent-ils ?

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 10:50

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Sommaire de l'article

Introduction

Le mot SYMBOLE dans

le Dictionnaire de Furetière

le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture de William Duckett

le Littré

le Dictionnaire de l'Académie 8e édition

le Trésor de la Langue Française (lien)

Articles connexes


 

Mon propos n'est pas ici d'énumérer seulement les diverses acceptions que recouvre le mot symbole dans les divers dictionnaires auxquels je me réfère ci-dessous mais plutôt d'évoquer brièvement la place des symboles dans notre vie.

Les symboles sont innombrables, et dans la plupart des cas où nous les rencontrons quotidiennement, c'est à peine si nous remarquons qu'ils sont là.

Ils sont dans les images, ils sont dans les discours.

Ils nourrissent notre imagination, notre langue, nos rêves — notre histoire en somme.

Et c'est parce qu'ils nous sont communs, à nous qui appartenons à une même communauté, à un même pays, à une même civilisation, que nous les reconnaissons tous comme s'ils faisaient partie d'un paysage familier.

Beaucoup d'entre eux ont envahi notre vie très tôt, dès l'enfance ; ils viennent du fond des âges, des mythes, des légendes et nous les avons fait nôtres, souvent sans y prendre garde.

Un loup, un renard, un phénix, un lion, un aigle, une hirondelle, un ours, un coq, une sirène, un poisson, un croissant, un éclair, une croix, un anneau, une rose, une feuille de trèfle, une feuille d'érable, une branche de laurier, une fleur de lys, une couronne, un glaive, une faux, une mandragore... autant de représentations qui font surgir un sens abstrait dès qu'on les évoque.

Les œuvres d'art — la littérature, la peinture, la sculpture... — les expressions que nous employons, les proverbes, et j'en passe, ne cessent de se référer à des symboles. Les symboles nous appartiennent ; ils vivent en nous, ils nous ont été légués par ceux qui nous ont précédés. Mais ils sont différents dans chaque culture et c'est la raison pour laquelle il nous arrive parfois de comprendre si mal celui qui nous parle dès lors qu'il vient d'une civilisation différente de la nôtre, leur monde nous étant étranger et étrange.

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Article dans le Dictionnaire de Furetière

Dictionnaire universel contenant generalement* tous les mots françois*, tant vieux que modernes, & les termes de toutes les sciences et des arts, par Antoine Furetière (1690)

[extrait]

SYMBOLE, substantif masculin, Signe ; type ; espèce d'emblème ou représentation de quelque chose morale, par les images, ou les propriétés des choses naturelles, Figure ou image qui sert à désigner quelque chose, soit par le moyen de la peinture ou de la sculpture, soit par le discours. Le lion est le symbole de la valeur ; la boule celui de l'inconstance ; le pélican celui de l'amour paternel. Chez les Égyptiens, les symboles étaient fort estimez*, et couvroient* la plupart des mystères de morale. Ils désignoient* par des figures ce qu'ils voulaient faire entendre. Les hiéroglyphes de Pierius passent pour des symboles. Les lettres des chinois sont la plupart des symboles significatifs. [...]

Les Médaillistes appellent symbole certaines marques ou certains attributs particuliers à certaines personnes ou à certaines Déïtez*. Par exemple la foudre qui accompagne quelquefois la tête d'un Empereur marque la souveraine autorité, & un pouvoir égal aux Dieux. Le trident est le symbole de Neptune ; le paon est celui de Junon ; une figure appuyée sur une urne représente un fleuve. Les Provinces, les Villes ont aussi leurs symboles différens* sur les médailles.

Ce mot est Grec. symbolon

En termes de Théologie Réformée, on appelle symboles et symboles sacrés, les signes extérieurs des sacremens*. Dans la Sainte Cène, le pain et le vin sont les symboles de corps & du sang de Jésus-Christ

Symbole, chez les Chrétiens, se dit aussi du formulaire qui contient les principaux articles de la foi. Réciter le Symbole des Apôtres. [...]

Les Mahométans ont aussi leur symbole. Ils prétendent qu'il a été donné à Mahomet par l'Archange Gabriel. […]

*Les mots marqués* ont l'orthographe du XVIIe siècle

Pour lire tout l'article :

page 624 > http://books.google.fr/books?id=NiU-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q=symbole&f=false

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Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture — William Duckett

XIXe siècle

SYMBOLE, SYMBOLISME et SYMBOLIQUE (du polythéisme et du christianisme) le mot de symbole et ceux de symbolisme et de symbolique, ont, dans la langue française, plusieurs acceptions analogues, sans doute, mais si distinctes quelquefois, qu'il n'y a plus que confusion quand on néglige, comme il arrive d'ordinaire, de les séparer.

[…] un si vaste et si magnifique sujet.

[…] Acception du mot symbole. Signe figuré d'une idée

[…] ces signes, ces images, enveloppes plus ou moins diaphanes d'une idée, qui, dans ses origines, a naturellement quelque chose de vague et d'inachevé, ou d'infini et d'immense, qu'on ne saurait encore rendre en parole, sont des symboles. Ce mot est parfaitement choisi, il implique l'idée de comparaison de sumballein ; il n'exprime pas la chose mais ce qu'on peut le mieux lui comparer […]

Lire l'article complet, très richement illustré d'exemples, à retrouver page 227 à 235 dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture: Sem — Ste — Volume 49

Ou bien :

http://books.google.fr/books?id=TxM7AAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq=editions:EDsG170VTA0C&hl=fr&sa=X&ei=w2PmULeYFKqX1AWVmYCwBQ&ved=0CEYQ6AEwAzg8#v=onepage&q&f=false

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Dans le Dictionnaire Littré - Dictionnaire de la langue française 1873-1877

[extrait] :

  • 1 On appelait symbole chez les Grecs les paroles, les signes auxquels les initiés aux mystères de Cérès, de Cybèle, de Mithra se reconnaissaient, [Voltaire, Dict. phil. Credo]

  • 2 Figure ou image employée comme signe d'une chose. [Serpent réchauffé] Symbole des ingrats ! [La Fontaine, Fabl. X, 2] Depuis que le roi a pris un soleil pour son symbole, et qu'il s'est approprié ce bel astre, [Bouhours, Entret. d'Ar. et d'Eug. 6] Tout symbole doit avoir un caractère propre et distinctif, [Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 32, dans POUGENS] Sachez qu'en général le symbole est froid, et qu'on ne peut lui ôter ce froid insipide, mortel, que par la simplicité, la force, la sublimité de l'idée, [Diderot, ib. p. 88] Le symbole est un signe relatif à l'objet dont on veut réveiller l'idée, [Marmontel, Œuvr. t. VII, p. 181] La faucille est le symbole des moissons, la balance est le symbole de la justice, [Marmontel, ib. t. X, p. 237] Le symbole est indispensable dans l'emblème, et il ne l'est pas dans la médaille, [Genlis, Veillées du château t. I, p. 259] J'apportai un bouton de rose avec ses épines, comme le symbole de mes espérances mêlées de beaucoup de craintes, [Bernardin de Saint-Pierre, Chaum. ind.] Le secret est d'une nature si divine, que les premiers hommes de l'Asie ne parlaient que par symboles, [Chateaubriand, Génie, I, I, 2]

Fig. Guillaume, enfant de chœur, prête sa main novice ; Son front nouveau tondu, symbole de candeur.... [Boileau, Lutr. I]

[…]

Pour lire tout l'article du Littré : voir à l'entrée Symbole

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 Les Dictionnaires de l'Académie, 8e, 4e éditions...

L'Académie 8e édition 1935

SYMBOLE Figure ou image qui sert à désigner une chose le plus souvent abstraite. Le chien est le symbole de la fidélité. Le drapeau est le symbole de la patrie. La gloire a le laurier pour symbole. Il se dit particulièrement, en termes de Numismatique, de Figures qu'on voit sur les médailles et qui servent à désigner soit des hommes ou des divinités, soit des parties du monde, des royaumes, des provinces ou des villes. Les symboles sont ordinairement placés sur le revers des médailles. La ville de Paris a un vaisseau pour symbole. En termes de Chimie, il se dit de la Lettre ou des quelques lettres qui servent à désigner un corps simple. Le symbole de l'oxygène est O, celui du sodium est Na. En termes de Théologie, il se dit du Formulaire qui contient les principaux articles de la foi. Les trois symboles de la foi sont le symbole des apôtres, le symbole de Nicée et le symbole attribué à saint Athanase. Absolument, Le symbole, Celui des apôtres.

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Lire aussi sur le site du CNRTL dans le Trésor de la langue Française : SYMBOLE

 

Articles connexes dans le blog :

Du plaisir de la lecture des dictionnaires

Une petite histoire de la langue française — Chapitre 13 – LE XVIIe SIÈCLE 2 — Préciosité – Classicisme – Boileau, Furetière, et les autres...

Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture — William Duckett — Tous les volumes (lien Books-Google)

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Amoureuse des mots, je cherche comment faire partager ma passion. Il y a tant à découvrir dans les bibliothèques du monde, tant de mots à connaître intimement pour affiner notre pensée, tant de mots qu'on n'entend plus sur nos lèvres, enfermés qu'ils sont dans des livres poussiéreux. Il ne tient qu'à nous de les faire revivre et de les faire chanter. Notre langue, si belle, si riche, demande qu'on la respecte, qu'on la préserve, qu'on s'en amuse et qu'on la chérisse. Mamiehiou ............................................................................................................................................................................................ ...................................;....................................................................... « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle. » Anatole France ....................................................... ............... ................................................................................................................. « C'est une langue bien difficile que le français. À peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir. » Colette

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